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lundi 25 mars 2013

CLUB DES EXPERTS SEINE-SAINT-DENIS DU MEDEF 93 OUEST


Club des Experts  Seine-Saint-Denis

MARDI 26 MARS 2013 DE 8H00 A 10H00

NOUVEAU CYCLE DE 3 SESSIONS !

MAITRISEZ LES BONNES PRATIQUES EN MATIERE D’ACQUISITIONS, CESSIONS ET TRANSMISSIONS D’ENTREPRISES
 1ere session

Les bonnes pratiques # 1 -  le choix de la cible

·         Techniques d’approche des prospects

- Choisir la méthode d’approche la plus appropriée à ses capacités et à ses besoin

- Maximiser les chances de réussite de l’opération en identifiant les bons prospects

- Maîtriser la diffusion de l’information en amont et pendant le projet

·         Approche pragmatique de l’évaluation

- Comprendre l’intérêt de chaque méthode d’évaluation

- Mesurer l’importance des prévisionnels

- Faire le lien entre la valorisation et le retour financier sur investissement

Pour les prochaines réunions du cycle, nous consulter...

 

La guerre des patrons fait rage au Medef


Saint-Denis et Montreuil. La guerre est déclarée entre Francis Dubrac (à gauche), président démissionnaire du Medef 93 Ouest, et Antoine Hollard, président du Medef de l’Est parisien. Le premier avait contesté l’élection du second à la tête de la toute nouvelle instance départementale, en 2011. Mais aujourd’hui, il doit faire face aux divisions dans son propre camp.

Francis Dubrac jette l’éponge. « Usé par tant de calomnies, je m’apprête à démissionner vendredi soir », confiait hier le président de l’ex-Medef 93 Ouest. L’homme, figure emblématique de Saint-Denis, où il dirige l’entreprise de travaux publics fondée par son grand-père il y a quatre-vingt-dix ans, était engagé depuis des mois dans une curieuse « guerre des patrons » de Seine-Saint-Denis.
Un ultime épisode semble l’avoir hier poussé à bout : la démission collective, annoncée également hier, d’une partie des membres de son conseil d’administration.

Impossible de comprendre l’intrigue sans rappeler que la Seine-Saint-Denis vit depuis des années dans une situation étrange. Elle disposait jusqu’à il y a peu de deux syndicats de patrons : d’un côté, le Medef93 Ouest (regroupant 300 entreprises de Plaine Commune et de communes voisines), de l’autre, le Medef de l’Est parisien (qui revendique 800 adhérents), à cheval sur le 93 et le 94. En 2011, le Medef national veut regrouper les deux structures au sein d’un Medef 93. A sa tête est alors élu Antoine Hollard, fabricant de fauteuils haut de gamme de Montreuil, qui dirige déjà le Medef de l’est parisien.
Une médiation a été tentée, mais sans succès

 C’est alors que la guerre commence. L’élection est contestée par Francis Dubrac. Le scrutin n’est pas direct et s’appuie selon lui sur les cotisations d’entreprises du Val-de-Marne. Faux, rétorque Antoine Hollard, qui assure que le calcul ne prend en compte que les effectifs du 93. Fin 2012, le Medef 93 Ouest finit par quitter la structure départementale. « Je suis un démocrate, argumente Francis Dubrac. A partir du moment où la voix de l’adhérent n’est pas prise en compte, je m’en vais. » Le chef d’entreprise y voit aussi une manœuvre de la direction nationale pour installer Antoine Hollard au conseil exécutif et aider Laurence Parisot à conserver son fauteuil de patronne du Medef. L’intéressé dément encore : « On est entre la bouffonnerie et la caricature. Je suis entré au conseil exécutif pour défendre un territoire, les chefs d’entreprise sont des gens libres. » « En aucune façon Laurence Parisot n’est intervenue dans cette affaire », martèle le délégué général du Medef Ile-de-France, Jérôme Dubus, qui indique qu’une médiation a été tentée, sans succès.
Cette agitation déplaît en tout cas. Le Medef a interdit à Francis Dubrac et à ses 300 adhérents de se prévaloir d’une appartenance à l’organisation patronale. Certains adhérents commencent à quitter le navire : « Surtout des grandes entreprises », assure Francis Dubrac, qui évoque des « pressions » venues de Paris. Au sein même de l’ex-Medef 93 Ouest, les divisions se sont creusées. Les élus démissionnaires demandent la convocation d’un conseil d’administration extraordinaire. « Nous voulons réintégrer le Medef de Seine-Saint-Denis, pour en faire un syndicat autonome et ambitieux », assure Edouard de Penguilly, patron de DCF (Saint-Denis), qui accuse Francis Dubrac de ne pas avoir œuvré dans ce sens. Ce dernier a pourtant adressé, en décembre, une proposition de protocole d’accord pour former un « vrai » Medef 93… sans les entreprises du Val-de-Marne. La solution « supposant la partition du Medef de l’est parisien est inacceptable », répondait alors Antoine Hollard dans une lettre le 1er février dernier. « En revanche, poursuivait-il, nous maintenons notre objectif d’un Medef 93-94 unique auquel les entreprises adhèrent directement. »

Source :  Le Parisien

mercredi 13 mars 2013

« Grand Paris : La Seine-Saint-Denis, nouvel eldorado des entreprises ?»


En direct aujourd’hui sur BFM BUSINESS TV et RADIO à 14H

« Grand Paris : La Seine-Saint-Denis, nouvel eldorado des entreprises?»

Patrick Nabet, administrateur du MEDEF 93 Ouest,


Président directeur général de BSA, est l’invité de BFM Business.

Regardez, Ecoutez en direct le débat avec les visions partagées des autres invités :

Stéphane Troussel, Président du Conseil général de Seine-Saint-Denis,  

Christian Dupuy, Vice-président du Conseil général des Hauts de Seine et Maire de Suresnes 

et Jérôme Dubus, Délégué général du MEDEF Ile-de-France.

mardi 5 mars 2013

Pierre Gattaz : «Le Medef a besoin de respirer»



«Il faudrait que Laurence Parisot dise que toute modification de la gouvernance, si elle est décidée, ne s'appliquera pas à elle», avance Pierre Gattaz.
«Il faudrait que Laurence Parisot dise que toute modification de la gouvernance, si elle est décidée, ne s'appliquera pas à elle», avance Pierre Gattaz.


INTERVIEW - Pierre Gattaz, président du Groupement des fédérations industrielles (GFI) et PDG du groupe Radiall, présente son programme pour la présidence du Medef, alors que Laurence Parisot demande une modification de statuts qui lui permettrait de rester deux ans de plus.


LE FIGARO. - Pourquoi vous opposez-vous à ce que Laurence Parisot reste deux ans de plus?

Pierre GATTAZ. - Encore une fois, je n'ai rien contre Laurence Parisot qui a fait le job. Mais elle le fait depuis huit ans et a connu trois présidents de la République. Le Medef a besoin de respirer et se doit de montrer l'exemple en ne modifiant pas les règles du jeu six mois avant une élection. Avec cette proposition de modification des statuts, nous ne parlons plus des entreprises, de la situation économique. Il faudrait que Laurence Parisot dise que toute modification de gouvernance, si elle est décidée, ne s'appliquera pas à elle. Et surtout changer les statuts, pour quoi faire? Pour moi, ce serait pour raccourcir les mandats afin de permettre à des entrepreneurs de terrain de présider le Medef et de ne pas délaisser longtemps leur entreprise.

Le Medef peut-il changer de capitaine en pleine tempête?
Avec de tels arguments, on ne changera jamais de président car il n'y a jamais de bon moment. Il y a des statuts et ils doivent s'appliquer. Quant à l'atout de l'expérience, Laurence n'en avait pas quand elle a été élue en 2005. Pour ma part, j'ai quinze ans d'implication dans les instances et de direction d'organisation. Je connais autant les missions et les enjeux du Medef que la machine de l'intérieur.

Pierre Gattaz veut «un Medef de conquête et apolitique».


Pierre Gattaz veut «un Medef de conquête et apolitique».


Pourquoi vous présentez-vous?
Ce qui me mobilise, c'est de voir que la France ne va pas bien. On parle trop d'économie de façon financière et spéculative. Or, c'est l'économie qui tire le social et le sociétal. Je me présente pour le marteler. Je veux bâtir un Medef de conviction, de propositions et de combat pour lutter contre les idéologies et faire de la pédagogie. Cela fait trente ans que je voyage dans le monde et je suis stupéfait de voir à quelle vitesse les pays émergents ont accepté l'économie de marché. En France, nous avons voté un budget 2013 avec une fiscalité punitive, dogmatique et contre-productive. On ne peut pas passer son temps à taper sur les entreprises, les entrepreneurs et les actionnaires. Si François Hollande nous avait dit que nous, les entrepreneurs, sommes les acteurs clefs de l'économie mais qu'on allait devoir participer au redressement de la France en attendant les réformes de la sphère publique, nous aurions compris. Il ne faut jamais oublier que les déficits d'aujourd'hui sont les impôts de demain et le chômage d'après-demain.

Votre programme est donc offensif, voire politique?
Je veux un Medef de conquête et apolitique. Et au-delà de la bonne marche des entreprises, on doit s'approprier certains thèmes extérieurs, qui ont un impact sur la compétitivité des entreprises, comme le rôle de l'État et de l'Europe, le commerce international, la politique monétaire, l'environnement… et se créer des convictions profondes. Ensuite, nous devons expliquer, convaincre que la France peut gagner, va gagner. On a des argumentaires à porter, une vision à proposer. Nous devons orienter l'avenir si on ne veut pas qu'on le fasse à notre place.

Comment comptez-vous diriger le Medef si vous êtes élu en juillet?
Je propose un Medef de terrain, à l'écoute des entrepreneurs, qui travaille avec et pour eux. Nous devons absolument parvenir à définir, ensemble, un environnement «5 s»: simple, stabilisé, serein fiscalement, souple socialement et sécurisé juridiquement. Chaque loi devrait être précédée d'une étude d'impact sur ses conséquences en termes d'emploi et de croissance. Je veux aussi un Medef de reconnaissance: les entrepreneurs en France ne sont pas considérés. L'entreprise, ce n'est pas la lutte des classes mais avant tout des innovations, des projets de croissance, des technologies qu'on exporte, des hommes et des femmes qui inventent la société de demain, des salariés qui prennent du plaisir à venir travailler. L'entreprise, c'est le risque permanent et l'adaptation en continue. Mais on ne pourra le faire que si nous avons un Medef de rassemblement qui agrège tous les talents, à tous les niveaux. Le patronat doit dépasser ses gauloiseries, chasser en meute, travailler ensemble…

Pour Pierre Gattaz, «il est fondamental est de tailler dans les dépenses publiques».


Pour Pierre Gattaz, «il est fondamental est de tailler dans les dépenses publiques».


Quel est, selon vous, le problème numéro un à régler d'urgence?
La France a toujours un problème de compétitivité coût. Nous avons été agréablement surpris par le pacte de compétitivité, mais ce n'est qu'un premier pas. Le crédit d'impôt de 20 milliards reste lent et compliqué à mettre en œuvre - il faut dépenser pour être remboursé - et insuffisant. Avec ce pacte, le gouvernement a compensé les hausses de prélèvements des dernières années et on est revenu à la situation de 2008, pas plus.

Il faut donc aller plus loin?
Oui, car les entreprises n'ont pas gagné en compétitivité. Porter le crédit d'impôt à 50 milliards avec des transferts de cotisations sur des assiettes plus larges, type TVA ou CSG, pour baisser le coût du travail, est un préalable. Mais il est fondamental est de tailler dans les dépenses publiques. Et le Medef peut y aider. Nous optimisons nos structures depuis des décennies ; nous passons nos dépenses à la toise tous les jours. Les pouvoirs publics peuvent s'inspirer de la gestion des entreprises et des méthodes de mobilisation de nos salariés pour y arriver.

Vous êtes le fils d'un ancien patron des patrons. C'est un handicap?
Pas du tout. Mon père, Yvon, a été élu président du CNPF en 1981, il y a plus de trente ans. Or, le monde a changé. Ce qui compte n'est pas mon nom mais mon expérience, mon engagement, mes idées. Même si je le voulais, je ne pourrais pas gommer ma filiation. C'est comme ça. C'est une force et j'en suis fier.

Vous irez jusqu'au bout si l'UIMM décide de ne pas vous soutenir?
Le processus de désignation à l'UIMM est transparent. La convention du 6 mars débouchera sur le programme de la métallurgie pour le Medef, puis tous les candidats devront se positionner par rapport à lui. C'est comme une compétition sportive, le meilleur gagnera. Et si l'UIMM, dont je suis membre du bureau, décidait de soutenir un autre candidat que moi, je continuerais.

Source : le figaro