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mercredi 22 mai 2013

Medef : le soutien des assurances à Gattaz affaiblit Roux de Bézieux

« Le crédit d\'impôt compétitivité emploi va dans le bon sens. [Mais] cela ne fait que compenser les 30 milliards de prélèvements obligatoires supplémentaires par ailleurs. » - Sipa


Pierre Gattaz prend de l'avance sur ses adversaires dans la course à la présidence.
C'est un coup dur pour Geoffroy Roux de Bézieux. D'autant que le patron d'Omea Telecom-Virgin Mobile ne l'avait pas vu venir, en tout cas pas si tôt. Pas à la veille de la réunion du conseil exécutif du Medef, qui auditionnera demain les cinq candidats, avant un vote prévu le 3 juin. Le soutien affiché lundi par la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA) à Pierre Gattaz, le patron de Radiall, marque un tournant dans la course à la présidence du mouvement patronal. De fait, avec le soutien des assurances, qui pourrait entraîner logiquement celui des banques, Pierre Gattaz, déjà adoubé par la puissante UIMM (métallurgie), dispose désormais de l'appui de quelques-unes des plus puissantes fédérations professionnelles du Medef.

L'équipe de Geoffroy Roux de Bézieux a été prise de court. Alors que les services financiers avaient fait partie des plus fervents soutiens de Laurence Parisot, le fait qu'ils encouragent désormais le candidat de la métallurgie marque une nouveauté en soi. Mais ce tournant était attendu. Denis Kessler, ancien président de la FFSA et patron de Scor, s'est déclaré très tôt pour Pierre Gattaz. Il avait été rejoint récemment par Henri de Castries, PDG d'AXA, puis par l'influent Claude Bébéar, président d'honneur d'AXA et dirigeant de l'Institut Montaigne. C'est sur le timing que la surprise a eu lieu.

La FFSA, présidée par Bernard Spitz, avait auditionné les candidats fin avril et devait se prononcer in fine à l'issue d'un nouveau round opposant les deux finalistes, Geoffroy Roux de Bézieux et Pierre Gattaz, le 4 juin. « Denis Kessler a fait pression sur Bernard Spitz. On peut supposer que Denis Kessler a obtenu quelques garanties en retour auprès de Pierre Gattaz, comme un siège à la commission sociale ou au conseil exécutif », persiflent des pro-Roux de Bézieux.

Faut-il y voir une réponse à la lettre choc de Pierre Bellon, fondateur de Sodexo, qui avait étrillé l'industriel ? Si la situation se complique pour lui, Geoffroy Roux de Bézieux se persuade que rien n'est joué. « Il était depuis quelques jours en train de gagner des voix grâce à sa campagne », indique un membre du conseil exécutif du Medef. L'ancien président de l'Unedic aura ainsi visité 15 Medef régionaux (sur 22) d'ici à la fin de la semaine. Hier soir, Guillaume Poitrinal, ex-Unibail-Rodamco, et président de son comité de soutien, organisait un grand raout à l'Automobile Club, où on attendait une centaine de personnes. Le pendant des grands débats organisés par Pierre Gattaz.

Source : les echos

mardi 21 mai 2013

Medef : la fédération des assurances avec Pierre Gattaz

Pierre Gattaz, patron de Radiall, candidat à la présidence du Medef, le 14 mai.

Candidat à la présidence du Medef, Pierre Gattaz bénéficie d'un nouveau soutien qui pourrait se révéler décisif : celui de la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA), l'une des plus puissantes composantes du mouvement patronal. Cette organisation devait annoncer, lundi 20 mai, qu'elle appuie la démarche du fils d'Yvon Gattaz, ex-leader du CNPF – l'ancêtre du Medef.
 
Cette décision est rendue publique trois jours avant les auditions par le conseil exécutif du Medef des cinq prétendants à la succession de Laurence Parisot, l'actuelle patronne des patrons. Cette instance doit rendre un avis le 3 juin avant le vote en assemblée générale, qui se déroulera le 3 juillet.

 LE VENT EN POUPE
 Pierre Gattaz peut se frotter les mains. Il est désormais épaulé par deux des plus influentes familles du patronat : la FFSA, donc, et l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM), qui avait indiqué, le 18 avril, qu'elle "roulerait" pour lui.

Une figure du Medef fait remarquer, sous le sceau de l'anonymat, que le choix de la FFSA pourrait refléter celui du monde de la finance : les filiales assurance des grands groupes bancaires – les bancassureurs – font partie de la FFSA, souligne cette source. Comme elles penchent en faveur de Pierre Gattaz, il n'est pas incongru d'imaginer que leurs maisons-mères soient du même avis. Autrement dit, l'hypothèse d'un ralliement de la Fédération bancaire française (FBF), qui pèse lourd elle aussi, est très crédible.

 Reste à connaître la ligne de deux autres organisations patronales qui vont également compter au moment du scrutin : le Prisme, qui représente les entreprises d'intérim, et la Fédération française du bâtiment. Mais Pierre Gattaz peut d'ores et déjà se montrer optimiste : assuré d'obtenir – au moins – les suffrages de la métallurgie et des assureurs, il a le vent en poupe – voire un boulevard devant lui.
 GRAND ORAL

La décision de la FFSA n'est pas vraiment une surprise. L'un de ses anciens présidents, Denis Kessler, avait indiqué, il y a quelques semaines, qu'il soutiendrait Pierre Gattaz. Or, le PDG du réassureur SCOR continue d'occuper une position cardinale au sein du monde de l'assurance : sa forte personnalité et son discours très libéral en agacent plus d'un, mais il en impose par "sa connaissance des dossiers, son intellect et les résultats de son entreprise qu'il a redressée", commente un bon connaisseur du secteur.

 Selon nos informations, la FFSA a entendu M. Gattaz et trois autres de ses rivaux (Patrick Bernasconi, Thibault Lanxade, Geoffroy Roux de Bézieux). Le patron de Radiall, entreprise spécialisée dans les composants électroniques, a été jugé le plus convaincant par les assureurs. "Cela prouve que l'opposition entre le secteur des services et celui de l'industrie est dépassée aujourd'hui", commente une figure du Medef.
 Certains considèrent que lors de son grand oral devant la FFSA, M. Bernasconi, président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), a été pénalisé par son appartenance à un secteur qui dépend de la commande publique. Quant à M. Roux de Bézieux, une autre source pense qu'il a été desservi par son intention d'accorder aux PME et aux territoires une place de choix dans les instances du Medef.

Source : le Monde

« Moi, président du Medef… » : les candidats confrontent leurs programmes



Le conseil exécutif du Medef doit auditionner jeudi les cinq prétendants à la succession de Laurence Parisot. Avis sur François Hollande, mesures prioritaires, Medef de demain : les trois favoris répondent aux « Echos ».
« Moi, président du Medef… » : les candidats confrontent leurs programmes

La pression monte pour les postulants au titre de patron des patrons. Jeudi, les cinq candidats passeront leur grand oral devant les 45 membres du conseil exécutif, le gouvernement du Medef. Il s’agit de ne pas rater l’exercice pour les trois qui tiennent la corde – Pierre Gattaz, le patron de Radiall, Geoffroy Roux de Bézieux, le fondateur d’Omea Telecom-Virgin Mobile, et Patrick Bernasconi, à la tête de la Fédération des travaux publics. Car le vote, qui interviendra une semaine plus tard, lors d’un nouveau conseil exécutif extraordinaire, pèsera lourdement sur le scrutin final de l’assemblée générale du 3 juillet.
A un mois et demi de l’élection, la campagne est à son apogée. Les candidats labourent les territoires, pourvoyeurs d’au moins un tiers des voix. Les rencontres se multiplient aussi avec les grands patrons qui influenceront le vote des fédérations. Aujourd’hui, les programmes sont bien connus. Pas de surprise sur la tonalité libérale de ces trois entrepreneurs, qui ont tous remis la fin des 35 heures au cœur de leur discours. En revanche, des divergences apparaissent : Patrick Bernasconi reste sur sa ligne modérée, vantant le mérite du dialogue social, tandis que Geoffroy Roux de Bézieux et Pierre Gattaz rivalisent de mesures plus radicales et vantent un patronat décomplexé. Pierre Gattaz fait figure de grand favori : après avoir obtenu le soutien de la puissante fédération de la métallurgie (UIMM), il a reçu hier celui de la Fédération des sociétés d’assurances (FFSA), un autre poids important.

Source : Les echos

La loi sur la sécurisation de l'emploi définitivement adoptée

Le projet de loi sur l'emploi, salué comme «historique» par le gouvernement mais brocardé comme «scélérat» par la CGT, FO et les communistes, a été définitivement adopté mardi par le Parlement, après un ultime vote au Sénat.


La loi sur la sécurisation de l'emploi a été définitivement adoptée mardi au Sénat par 169 voix contre 33. Medef et CFDT se félicitent du vote de ce texte qui transpose l'accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier entre le patronat et trois syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC), mais refusé par la CGT et FO.
Contestée par les communistes lors des débats parlementaires et dans la rue le 9 avril, la loi accorde plus de flexibilité aux entreprises (maintien dans l'emploi, mobilité interne, refonte des procédures de licenciements...).  Mais le texte créée de nouveaux droits pour les salariés (accès élargi aux mutuelles, droits rechargeables au chômage, formation...).

Laurence Parisot (Medef) :  «L'avènement d'une culture du compromis.» Ce vote est «un événement dans l'histoire économique et sociale de notre pays» parce que «cette loi installe enfin la flexisécurité du marché du travail» et «offre des outils qui vont immédiatement permettre aux entreprises de faire face aux adaptations», se réjouit Laurence Parisot. «Aboutissement d'un processus dont les partenaires sociaux ont été le cœur et le moteur», elle «témoigne ainsi, contrairement aux poncifs maintes fois répétés, de leur capacité réformatrice».
«C'est l'avènement d'une culture du compromis, d'une méthode où la réforme est portée par les partenaires sociaux après des décennies d'une philosophie de l'antagonisme social», poursuit encore la patronne des patrons dans un communiqué.

Patrick Pierron (CFDT): «Une nouvelle articulation entre démocratie sociale et démocratie politique». Cette loi «permet une nouvelle étape dans la sécurisation des parcours professionnels, avec de nouveaux droits pour les salariés» et «une articulation nouvelle entre l'économique et le social, fondée sur l'anticipation des évolutions, une information renforcée et un rôle accru des représentants des salariés». Ces derniers «seront plus impliqués dans les décisions stratégiques là où jusqu'à présent ils étaient cantonnés à gérer les conséquences sociales souvent douloureuses pour les salariés», explique Patrick Pierron, qui a négocié l'accord pour la CFGT.
«Enfin! On va pouvoir passer à la mise en œuvre de cet accord (...) La CFDT va se mobiliser fortement», a réagi son secrétaire général Laurent Berger lors d'une visite au site Candia à Lude (Sarthe).

Source : Le Parisien