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lundi 22 avril 2013

Pierre Gattaz sort vainqueur des primaires de l’UIMM pour la course au Medef













Les métallurgistes ont été clairs : Pierre Gattaz sera le candidat de l'UIMM en juillet prochain lors de l'élection pour remplacer Laurence Parisot à la tête du Medef.

Frédéric Saint-Geours se retire de la course.
Il était favori le voilà intronisé. L’Union des industries et des métiers de la métallurgie a plébiscité le PDG de Radiall lors des primaires organisées, ce jeudi 18 avril par le syndicat des métallurgistes. Pierre Gattaz a en effet remporté ces primaires dès le premier tour en remportant 149 voix sur les 223 exprimées par le conseil de l’UIMM, soit 67% des voix.
Son principal concurrent, Frédéric Saint Geours, n’en a obtenu que 69 (30%), sur les autres prétendants au poste de patron des patrons seul Geoffroy Roux de Bézieux a réussi à tirer son épingle du jeu avec 5 voix.
Comme il avait annoncé, Frédéric Saint Geours a immédiatement retiré sa candidature après cette défaite à la primaire de son syndicat. Il n’en demeure pas moins le président de l’UIMM.
Avec ce résultat et après le ralliement à sa cause de Jean-Claude Volot dans la matinée, Pierre Gattaz s’impose encore davantage comme le favori de l’industrie dans la course qui s’achèvera le 3 juillet lors de l’Assemblée générale de l’élection à la présidence du Medef.
En sortant des locaux de l’UIMM, avenue de Wagram, jeudi soir, Pierre Gattaz était sur un petit nuage. Il a déclaré : "je suis ému car ici c’est ma famille. C’était important pour moi, mais ce n’est qu’une première étape. Je veux incarner le rassemblement pour les entreprises". Il s’est dit partisan d’un "Medef utile, de terrain et pour un capitalisme à visage humain." Sur sa capacité, à rassembler au-delà de l’industrie, il est confiant. "Toutes les entreprises sont confrontés aux mêmes questions." Aucun grand soutien ne s’est encore déclaré au-delà de la métallurgie en sa faveur. Sur les fédérations de la banque et de l’assurance plus éloignées des secteurs de l’économie qu’il incarne, il a rappelé l’engagement en sa faveur de Denis Kessler. Il a précisé qu’il ferait partie d’un conseil d’orientation stratégique, qui sera une "sorte de conseil des sages ouvert à d’autres personnalités présentant d’autres sensibilités."
Pour fêter sa victoire ce soir, pas de grande fête de prévue mais un dîner à la chambre de commerce franco-allemande : "C’était un engagement que j’avais pris de longue date, donc je vais retrouver nos amis allemands."

Source : L'usine Nouvelle
 

mardi 9 avril 2013

Medef : Gattaz pour une révision des 35 heures dans les PME


Le président du Groupe des fédérations industrielles, candidat à la présidence du Medef, estime qu'il faut adapter sur le terrain les 35 heures, qui pénalisent, selon lui, les PME.

 


Pierre Gattaz appelle à revoir les 35 heures dans les PME. Le président du Groupe des fédérations industrielles, candidat à la présidence du Medef, a indiqué ce lundi matin sur BFM Business que « les 35 heures font partie de ces dogmes qu'il faut revoir avec les partenaires sociaux. Le mieux c'est de le faire dans l'entreprise ».« Le meilleur dialogue social c'est le dialogue social de terrain », a-t-il poursuivi. Pour le patron du fabricant de connecteurs Radiall, « il faudra sans doute (les) adapter. Si on arrive à apporter beaucoup de souplesse et d'amélioration aux 35 heures à travers le terrain, on aura gagné. Il faut remettre ce sujet sur la table, comme le coût du travail ».

Pour « un électrochoc de confiance, de fiscalité et de compétitivité »


Pierre Gattaz estime par ailleurs que le coût du travail est un frein à l'embauche en France. « Lorsque vous donnez 100 euros à quelqu'un (salarié français, NDLR) ça coûte à l'entreprise 185 euros, alors que quand vous donnez 100 euros à un Allemand, ça coûte à l'entreprise 155 euros, il y a une grande différence et celle-ci est due au coût du travail », a-t-il dénoncé. Il juge que la France « a besoin d'un électrochoc de confiance, de fiscalité et de compétitivité. Nous sommes une Ferrari qui avance avec les deux pieds sur le frein », fustige le chef d'entreprise.Dans la course à la présidence du Medef, alors que l'UIMM, la puissante fédération de la métallurgie, va devoir trancher entre sa candidature et celle de Frédéric Saint Geours, Pierre Gattaz a eu confirmation ce lundi matin du soutien de Denis Kessler, lui-même ancien vice-président de l'organisation patronale. C'est un « excellent candidat avec beaucoup de qualité», a déclaré le PDG du réassureur Scor sur Radio Classique, soulignant que Pierre Gattaz « a beaucoup de caractéristiques, à la tête d'une PME qui réussit, pour jouer un rôle important ». Et Denis Kessker de mettre en avant la « crédibilité » du patron de Radiall.


Source les echos.fr

mercredi 20 mars 2013

Medef : le ton se durcit entre Parisot et ses rivaux

Laurence Parisot - AFP
Laurence Parisot - AFP

Laurence Parisot, qui a reçu lundi l'aval du comité statutaire pour briguer un troisième mandat, veut marquer sa différence et tacle les autres candidats.
Le ton monte d'un cran. Au lendemain du feu vert du comité statutaire , qui a proposé lundi une réforme des statuts permettant à Laurence Parisot de se représenter -un mandat de 5 ans renouvelable sans limite -les échanges sont vifs entre les rivaux potentiels. L'actuelle présidente de l'organisation patronale a beau vouloir faire encore planer le doute, en affirmant ce mardi matin sur Europe 1 qu'elle ne pourra confirmer sa candidature « que le jour où l'AGE (assemblée générale extraordinaire, NDLR), le corps électoral du Medef, aura fait évoluer les statuts dans l'esprit que préconise le comité statutaire», nul n'est dupe sur sa volonté de se lancer à nouveau dans la bataille.
« C'est moi qui prends le risque »
D'autant que du coup, la campagne ne peut réellement commencer. Lors de la conférence de presse mensuelle du Medef, mardi matin, Laurence Parisot a déclaré « qu'il ne faut pas avoir peur de la confrontation électorale, je n'en ai pas peur alors que c'est moi qui prends le risque », estimant que ces nouveaux statuts seraient un progrès : « pour travailler, réformer, faire avancer les choses, on a besoin d'un temps long ».
Affirmant par deux fois « si j'avais la possibilité de présenter un projet, je serai heureuse de le faire », Laurence Parisot a insisté sur le fait que la réforme passerait par l'assemblée générale extraordinaire car « elle est seule souveraine, seul le corps électoral doit choisir ». Semblant au passage occulter la phase deux du processus : le passage au conseil exécutif extraordinaire, prévu le 28 mars.
Vote à bulletins secrets
Sur la question majeure du vote à bulletins secrets lors de ce conseil extraordinaire, la présidente du Medef a remis en question les décisions prises ce lundi au sein du conseil exécutif. La majorité des membres ont opté, après débat, pour que le vote de chacun, représentant la position de son territoire ou de sa fédération, soit secret. « Le bulletin secret à l'AG, c'est une évidence, c'est pour le conseil exécutif que ce ne sera pas sûre », a-t-elle précisé, ajoutant que le comité statutaire trancherait sur cette question. Or, dans cette période à couteaux tirés, un vote à main levée changerait évidemment la donne pour les 22 fédérations professionnelles, 12 Medefs territoriaux et 10 personnalités qualifiées du conseil...
Interrogée sur ses différences de fond avec les autres candidats, l'actuelle présidente du Medef a mis en avant sa défense du paritarisme qui « doit avoir un rôle important dans la société », ajoutant que c'était « un désaccord assez grand avec l'un des principaux soutiens de l'un des candidats actuels ». Une pique directe à Denis Kessler, ex-numéro deux duMedef, et soutien affiché du candidat Pierre Gattaz, PDG de Radiall et président du groupe des fédérations industrielles (GFI), membre de l'UIMM. Ce dernier a réaffirmé sur France 2 que le changement immédiat des statuts « n'est pas bon pour l'image du Medef » et s'est opposé aux mandats longs.
Le patron de l'UIMM, Frédéric Saint-Geours, ex-cadre dirigeant de PSA, en a aussi pris pour son grade, sous une critique à peine voilée  : « Il est fondamental que le président soit un chef d'entreprise en activité. C'est le moyen pour rester en prise avec la réalité », a taclé la patronne des patrons.

Source : Lesechos.fr

Ce qui chiffonne (beaucoup) le Medef dans le projet de loi sur l'emploi


Copyright Reuters

Laurence Parisot a demandé au gouvernement de modifier le projet de loi sur l'emploi qui arrivera devant l'Assemblée nationale le 2 avril. Pour la présidente du Medef, ce texte ne respecte pas sur de nombreux points l'accord du 11 janvier dernier conclu entre les partenaires sociaux. Notamment sur l'extension de la complémentaire santé à tous les salariés, les procédures de licenciement ou sur l'obligation de mobilité éventuellement imposable aux salariés.

Laurence Parisot n'est pas contente. Non seulement elle n'aime pas que soit raillée son initiative de faire modifier les statuts du Medef pour tenter de briguer un troisième mandat à la tête de l'organisation patronale. Mais, de surcroît, elle demande aussi au gouvernement de modifier le projet de loi de sécurisation de l'emploi, estimant que certains points n'étaient pas conformes à l'esprit de l'accord finalisé par les partenaires sociaux (patronat et CFDT, CFTC et CFE-CGC) le 11 janvier dernier. La présidente demande que des modifications soient apportées avant l'examen du texte par l'Assemblée nationale en avril, sinon, se voulant menaçante, elle prévient que « cela serait susceptible de nous faire regarder l'accord d'une autre façon »...
 De fait, le texte de l'accord du 11 janvier a été transcrit dans un projet de loi en un temps record par les services du ministère du Travail, puis il a été ausculté par le Conseil d'Etat avant d'être examiné le 6 mars en Conseil des ministres. Lors de ces différentes étapes, des modifications et précisions ont été apportées à son contenu. Ce qui ne plaît pas toujours, donc, au Medef. Et ce n'est sans doute pas fini puisque les députés pourront faire jouer leur droit à amendements. Revue de détail des principaux points qui fâchent l'organisation patronale.

Généralisation de la complémentaire santé.

Concernant la complémentaire santé qui devra être proposée à tous les salariés d'ici 2016, le projet de loi n'interdit pas « les clauses de désignation », c'est-à-dire que telle ou telle branche peut imposer aux entreprises de son secteur l'opérateur qui devra proposer cette complémentaire santé, c'est d'ailleurs ce que souhaitait l'UPA (artisans employeurs). Le Medef, lui, plaide pour « une liberté de choix pour les entreprises »... ce que la puissante Fédération française de l'assurance (FFSA) réclame également. Mais, à ce stade, le projet de loi laisse une totale liberté d'organisation aux branches professionnelles : concurrence, désignation, recommandation... Bref, à chaque profession de s'organiser.

Procédure d'homologation des plans sociaux

En cas de plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), l'accord du 11 janvier mentionne deux possibilités. La première prévoit la signature d'un accord majoritaire (c'est-à-dire conclu avec des syndicats représentant plus de 50% des salariés) organisant toute la procédure de licenciement. Cet accord sera ensuite validé par l'administration. La seconde consiste pour l'employeur seul à élaborer le plan social qui sera soumis à consultation du comité d'entreprise pour avis. Cette consultation devra durer a minima 21 jours, étant entendu que ce délai ne débutera que lorsque le CE sera consulté sur le projet économique de l'entreprise ET sur le PSE lui-même.

Ce que conteste le Medef, qui aurait souhaité que ce délai de 21 jours démarre dès les premières consultations du CE. En tout état de cause, une fois cette phase de consultation achevée, l'administration enclenchera la procédure d'homologation, plus fouillée que dans l'hypothèse où il y aurait eu un accord majoritaire. Notamment, l'administration (en l'occurrence la Directe) devra vérifier que le contenu du plan social est proportionnel aux moyens de l'entreprise. Mais, rappelons qu'une fois cette homologation obtenue, elle aura le mérite pour les entreprises de fortement limiter les contestations a postériori du plan social. Ce qui limitera les incertitudes juridiques.

Accords de mobilité et de maintien dans l'emploi

C'est un des point très chauds de l'accord qui a notamment provoqué la non signature de FO et de la CGT. Le texte prévoit (après la conclusion d'un accord d'entreprise pas forcément majoritaire) que des salariés pourront être contraints à une mobilité (géographique) interne... même en dehors de tout projet de licenciements. Mais quid des salariés qui refuseraient une telle mobilité ? Le projet d'accord du 11 janvier évoquait un licenciement pour motif personnel.

Après le passage en Conseil d'Etat, c'est devenu un licenciement économique, à l'instar des salariés qui refuseraient un accord majoritaire sur le maintien dans l'emploi (qui permet, en contrepartie du maintien de l'emploi, de baisser les salaires et de modifier le temps de travail en cas de difficultés conjoncturelles de l'entreprise et pour une durée maximale de deux ans). Dans les deux cas, donc, (refus de mobilité et refus d'un accord de maintien de l'emploi), le salarié devra être licencié économique et bénéficier des mesures d'accompagnement prévues dans l'accord. Le Medef est très inquiet sur ce point, car, s'il y a plus de 9 refus, faudra-t- il alors prévoir un plan social pour ces salariés licenciés pour un motif économique ? Avec consultation du CE ? Tout ce que l'organisation patronale voulait éviter. Ce n'est pas encore très clair. Mais il est certains que des amendements vont pousser dans le sens d'une obligation d'un plan social spécifique.

Source : La Tribune

jeudi 14 mars 2013

Medef : le sort de Laurence Parisot s'éclaircira la semaine prochaine



Le comité statutaire du Medef se prononcera lundi 18 mars sur une éventuelle réforme permettant à Laurence Parisot de briguer un troisième mandat. Le vote du conseil exécutif interviendra dans un second temps.

Laurence Parisot, présidente du Medef, saura lundi 18 mars si le comité statutaire l'autorise à modifier les statuts et à briguer un nouveau mandat.

Laurence Parisot, présidente du Medef, saura lundi 18 mars si le comité statutaire l'autorise à modifier les statuts et à briguer un nouveau mandat.



La querelle des statuts du Medef devrait connaître une issue lundi 18 mars. En effet, le comité statutaire va présenter ses recommandations au conseil exécutif.

Les 45 membres du conseil exécutif, l'instance dirigeante du Mouvement des entreprises de France, ne seront a priori pas informés à l'avance de la teneur des propositions.

Un vote début avril

"Le vote n'aura donc pas lieu immédiatement, pour permettre aux membres de consulter leur organisation ou fédération. Un conseil exécutif extraordinaire sera convoqué assez vite pour voter", a expliqué un responsable patronal.

La date de cette nouvelle réunion n'est pas encore fixée, mais selon plusieurs sources elle interviendra d'ici début avril.

Tentative de révision des statuts

Laurence Parisot, élue en 2005 à la présidence de la principale organisation patronale puis réélue en 2010 pour un second mandat de trois ans, ne peut pas, conformément aux statuts actuels, se présenter à l'élection prévue au début de l'été.

Elle souhaite réviser les statuts du Medef pour pouvoir prolonger son mandat actuel ou briguer un troisième mandat, et a saisi en janvier le comité statutaire pour qu'il fasse des recommandations.

Une éventuelle refonte des statuts doit être entérinée à la majorité absolue par le conseil exécutif puis, si ce vote est acquis, à la majorité des deux tiers par l'assemblée générale du Medef.

Guerre de tranchées au Medef

Plusieurs responsables patronaux ont manifesté leur hostilité à un changement des règles à l'approche du scrutin. Quatre d'entre eux se sont déjà portés candidats à la succession de Laurence Parisot: le patron de Virgin Mobile Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Groupe des fédérations industrielles (GFI) Pierre Gattaz, l'ex-médiateur de la sous-traitance Jean-Claude Volot et le patron parisien de PME Thibault Lanxade.

Le président de la puissante Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) Frédéric Saint-Geours s'est positionné contre le changement des statuts mais n'a pas encore dit s'il serait candidat.

Source : L'entreprise.fr




lundi 4 mars 2013

Laurence Parisot officialise sa future candidature à la tête du Medef


La présidente du Medef Laurence Parisot a levé vendredi le secret de polichinelle en s'annonçant future candidate à sa propre succession, une initiative qui suscite de vives tensions au sein du mouvement patronal et reste conditionné à un changement de ses statuts.


La présidente du Medef Laurence Parisot, le 19 février 2013 à Paris


"J'ai l'audace d'espérer pouvoir soumettre ma candidature à un troisième mandat", a déclaré Mme Parisot au journal Le Monde daté de samedi. "Je souhaiterais que l'évolution des statuts me le permette", a-t-elle ajouté, en soulignant "que (sa) démarche n'échappera à aucun moment au suffrage de nos électeurs, qu'elle est démocratique et vise même à un approfondissement de notre démocratie interne".

Mme Parisot formalise ainsi une candidature qui ne faisait guère de doute mais suscite de vives tensions au sein de la plus frande organisation patronale de France.

Car l'actuelle présidente du Medef, qui a jusqu'ici affirmé hésiter à se porter candidate au cas où de nouveaux textes l'y autoriseraient, ne sait pas si elle aura le droit de concourir à sa propre succession en raison des statuts du Medef lui interdisent pour l'heure de se représenter.

Elue en 2005 pour un premier mandat de cinq ans, Mme Parisot avait été réélue en 2010 pour un second mandat de trois ans.

Pour contourner cet obstacle, Mme Parisot a soumis en janvier au comité statutaire du mouvement la question d'un changement des statuts.

Mais cette proposition, alors que son mandat s'achève le 1er juillet, lui a attiré de nombreuses critiques, autant sur sa volonté de se maintenir à la tête du patronat que sur le flou entretenu jusque-là autour d'une éventuelle candidature.

Le président du Groupe des fédérations industrielles (GFI) Pierre Gattaz, lui-même candidat à la succession de Mme Parisot, a ainsi appelé jeudi à sortir de cette "situation de vaudeville" et à décider rapidement si Laurence Parisot peut se présenter à sa succession.

Egalement candidat, le patron parisien de PME Thibault Lanxade a réagi vendredi en qualifiant l'annonce de la candidature de Mme Parisot d'"erreur au regard de la lettre comme de l'esprit" des statuts du mouvement patronal.

"Nos entreprises attendent autre chose du Medef que le spectacle des intrigues et des jeux de pouvoir", a-t-il ajouté dans un communiqué. Et de souligner que Mme Parisot a fait cette annonce "sans attendre" les recommandations du comité statutaire de l'organisation

Ce dernier n'a pas encore émis ses recommandations sur cette réforme des statuts du Medef, mais "le fera certainement dans les deux prochaines semaines", a déclaré Mme Parisot au Monde.

Pour pouvoir continuer à diriger le Medef, la patronne des patrons français doit par ailleurs en faire la demande officiellement au conseil exécutif, celui-ci doit proposer la ratification par une assemblée générale d'une modification des statuts.

La prochaine réunion mensuelle du conseil exécutif, composé de 45 membres, aura lieu le 18 mars.

Outre MM. Lanxade et Gattaz, l'ancien médiateur de la sous-traitance Jean-Claude Volot et le président fondateur du groupe Omea (Virgin Mobile) Geoffroy Roux de Bézieux se sont déjà déclarés candidats.

Quant au patron de la puissante Fédération patronale de la métallurgie (UIMM), Frédéric Saint-Geours, il dira s'il se lance après le 6 mars.

En attendant, il a lui aussi critiqué la volonté de Mme Parisot de se représenter.

La démarche de Mme Parisot a reçu vendredi le soutien de Guillaume Cairou, président du Club des entrepreneurs. "La campagne commence et une dynamique est aujourd'hui lancée. L'ensemble des 18.000 entrepreneurs que j'ai la chance de représenter sont en route pour la victoire derrière Laurence Parisot", a-t-il déclaré dans un communiqué.

L'élection doit être organisée au début de l'été après une campagne de deux mois.

Source AFP

mardi 26 février 2013

Medef: Le patron de Virgin Mobile candidat à la succession de Parisot




Geoffroy Roux de Bézieux, président fondateur d'Omea Telecom (Virgin Mobile), s'est déclaré lundi candidat à la succession de Laurence Parisot à la présidence du Medef.

Cinq candidats en lice

Il est le cinquième candidat à la tête de l'organisation patronale, rejoignant notamment le président du Groupe des fédérations industrielles, Pierre Gattaz, et l'ancien médiateur des entreprises Jean-Claude Volot.
L'actuelle présidente, Laurence Parisot, a quant à elle demandé une modification des statuts de la première organisation patronale française pour pouvoir la diriger deux ans de plus.

«Réinsuffler l'esprit d'entreprendre»

Dans une interview au Figaro.fr, Geoffroy Roux de Bézieux explique vouloir réinjecter la culture du risque dans la société et refaire de la France un pays d'entrepreneurs.
«La crise que nous subissons depuis 2008 n'est pas que conjoncturelle. Nous vivons une vraie crise de mutation : nous devons réinventer notre modèle», explique-t-il.
«Le Medef a une double responsabilité : proposer les réformes de compétitivité, de flexibilité ou de financement mais aussi réinsuffler l'esprit d'entreprendre, en luttant contre l'invasion du principe de précaution et l'inflation des règles normatives», ajoute-t-il.
Geoffroy Roux de Bézieux veut "acter une vraie baisse du côut du travail" et milite pour un transfert des cotisations familiales "qui ne peuvent plus être financées par les entreprises.»
«Le bon accord sur l'emploi du mois de janvier ne suffira pas non plus à tuer la peur de l'embauche. Il faut maintenant reprendre les sujets les uns après les autres: contrat de travail, prud'hommes, code du travail», ajoute-t-il.

Source : 20mn.fr